L’heure est grave : notre modèle social est en danger !
Réunis en assemblée le 27 octobre 2025 à St Paul, les militants FO représentant les entreprises du secteur du bâtiment, du nettoyage, de l’enseignement, de la préfecture, des transports, de la grande distribution, de l’agroalimentaire, des sucreries, de la santé privée, des ports et docks ont fait le point sur la situation sociale au moment où les députés discutent du projet de loi de financement de la sécurité sociale.
L’assemblée générale des militants FO rejette massivement les mesures régressives du gouvernement Macron-Lecornu qui sont dans la continuité des gouvernements Bayrou-Barnier remettant en cause le modèle social de plus de 80 ans de luttes et de conquêtes ouvrières.
L’assemblée générale exige l’abrogation de la réforme des retraites et exclut toutes régressions sociales. L’assemblée générale refuse l’économie d’armement prélude à la marche à la guerre, synonyme de remise en cause des droits des salariés, de misère et de souffrance pour les travailleurs et leurs familles. Elle condamne toute austérité budgétaire.
Aussi, l’assemblée générale rejette les mesures concernant le gel des prestations sociales, la limitation de la durée des arrêts de travail, la remise en cause des ALD, le gel des aides et prestations sociales, toute suppression de poste dans la fonction publique, la fin de l’abattement de 10 % sur les pensions, la mise en place d’un prélèvement social sur les titres restaurants, CESU, activités sociales….
Avec la baisse des dotations de fonctionnement, personne n’est épargné (collectivités, associations, étudiants, structures d’aides aux personnes âgées…).
Au moment où des aides publiques de plus de 500 millions d’euros à La Réunion ont été accordées aux entreprises sans création d’emplois supplémentaires, le salaire moyen est inférieur de 600 euros à celui d’un travailleur en France hexagonale, 21 % des retraités perçoivent l’ASPA, 40 % des réunionnais bénéficient de la complémentaire santé solidaire (C2S), le taux de pauvreté est de 36 %, plus de 30 % de jeunes au chômage,
L’assemblée générale exige :
- L’application de toutes les conventions collectives nationales à La Réunion,
- Une augmentation immédiate de 600 euros mensuelle sur les salaires afin de compenser le différentiel de salaire moyen entre un travailleur à La Réunion et un travailleur en France hexagonale,
- Une indemnité de résidence universelle de 53 % pour tous compensant la vie chère à La Réunion,
- La création de 100 000 emplois minimum d’urgence,
- Le respect du repos dominical et NON au travail du dimanche,
- Le respect de nout 20 desamb, jour férié, payé et chômé comme le 1er mai,
- Le retour au congé de solidarité à 55 ans (remplacement d’un sénior par un jeune)
- Le recrutement de fonctionnaires et d’agents publics pour rétablir un véritable accueil dans les services publics à La Réunion.
Elle appelle les travailleurs, retraités, chômeurs et jeunes, à discuter de cette motion sur les lieux de travail, à faire connaître publiquement sous toutes ses formes (réunions, pétitions, tracts…) ses revendications afin de préparer la mobilisation nécessaire pour obtenir satisfaction.
Adopté à l’unanimité.
Retrouvez la motion des militants de l’UD-FO de La Réunion :
