Pour la défense de nos libertés individuelles et collectives : STOP aux violences policières et à la répression syndicale !

Les syndicats FO de l’Enseignement condamnent la parution des décrets d’application de la « réforme » des retraites, malgré la mobilisation historique des salariés qui, avec leurs syndicats, refusent de se faire voler deux ans de leurs vies.

Nous restons déterminés à agir dans l’unité pour l’abrogation de cette contre-réforme.

Le passage en force du gouvernement s’est accompagné de l’utilisation des forces de police pour réprimer, gazer, blesser, voire estropier ceux qui n’acceptaient pas ce recul social.

La Confédération Syndicale Internationale, dans son rapport « Indices des droits dans le monde » sorti avant juin 2023, accuse l’Etat français en indiquant que les manifestations contre la réforme des retraites « ont donné lieu à des brutalités policières, des arrestations aveugles et des attaques au gaz lacrymogène ». La France se voit attribuer un indice 2 sur une échelle de 0 à 5 et + correspondant à « violations réitérées des droits ».

Le 1er mai 2023, le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a également vivement critiqué la situation en France, dans le cadre d’une procédure à laquelle se soumettent régulièrement tous les Etats membres des Nations unies pointant le recours à la force excessif et les opérations policières en particulier lors des mobilisations contre la réforme des retraites.

Cela fait plusieurs années que cette situation française est dénoncée.

Le 27 juin 2023, le meurtre de Nahel, tué à bout portant par un policier, vient une nouvelle fois illustrer tragiquement ce constat.

Depuis 2015, au nom de la lutte contre le terrorisme, les violences policières s’exercent contre ceux qui se mobilisent : les jeunes pour le climat au moment de la COP21 en 2015, les syndicalistes contre la loi travail en 2016, les Gilets jaunes en 2018, et tous ceux qui ont manifesté contre les réformes de retraites en 2019/20 et 2023. A cela s’ajoute la répression syndicale : militants assignés à domicile, licenciements, convocations au tribunal…

Pour imposer sa politique minoritaire de casse de nos droits sociaux et de nos services publics, le gouvernement Macron/Borne est donc encore monté d’un cran dans l’intimidation, la répression, la remise en cause de la liberté de manifester…

La convocation en gendarmerie d’un membre du bureau confédéral de la CGT, engagé comme nous dans la mobilisation contre la réforme des retraites, est intolérable.

Cette escalade autoritaire constitue une menace pour notre existence même. Attachées de manière indéfectible aux libertés syndicales et au droit de grève, nous condamnons la répression des militants syndicaux et exigeons l’arrêt de toutes les procédures en cours à leur encontre.

Ces libertés sont une nécessité pour notre action syndicale et revendicative.

Nous ne sommes pas dupes : ces atteintes à nos libertés individuelles et collectives ont pour but d’essayer d’empêcher la résistance à l’ensemble des réformes du gouvernement.

Dans un contexte de forte inflation, nous estimons qu’assurer la sécurité, c’est d’abord répondre d’urgence aux revendications des personnels : 10% d’augmentation du point d’indice, tout de suite, sans « Pacte « , ni contrepartie, abandon des réformes (retraites, lycée professionnel, pacte enseignant, du bac et du lycée, école inclusive, rilhac…), un vrai travail, un vrai salaire pour les AESD-AESH, respect de l’exercice des droits syndicaux….

Comme partout en France, des rassemblements sont organisées contre les violences policières, la répression syndicale et pour la justice sociale.
Les syndicats FO de l’enseignement de l’académie de La Réunion appellent les personnels à participer à la manifestation qui aura lieu le :

Samedi 23 septembre 2023 à la préfecture de St Denis
de 9h30 à 12h

CONTRE LA REPRESSION SYNDICALE,
POUR LES LIBERTES DEMOCRATIQUES,
POUR LA JUSTICE SOCIALE

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